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 Showing me the light | Eden

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Kailey C. Fletcher

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Date d'inscription : 10/10/2008

MessageSujet: Showing me the light | Eden   Dim 2 Nov - 5:22


Everyday should be a new day


Le vent s'engouffrait dans ses cheveux, les faisant voler dans tous les sens. Elle enivrait son esprit de cet éclat de couleur. De cette verdure environnante. Ses doigts glissaient d'eux mêmes. Ses yeux restés clos, elle ressentait l'air glacé frapper doucement sa peau. Sa voix vint se mêler aux notes de musiques qu'elle produisait.

    Everyday feels like a Monday,
    There is, no escaping from the heartache,
    Now I, gotta put it back together,
    'Coz it's, always better late then never.


Sa voix aurait pu être confondu avec un simple murmure. Elle continua, grattant toujours les six cordes de sa guitare, sa voix glissant toujours avec autant de facilité sur les notes. Jusqu'à la fin. Elle ouvra enfin les yeux. Le parc n'était illuminé que par quelques lampadaires. Sans ça, il aurait été plongé dans l'obscurité de la nuit la plus noire. Rien n'avait changé en quelques minutes. Elle était toujours au Washington Square Park. Toujours à New-York. Ce qu'elle aimait.

Elle se releva, et s'appuya quelques secondes à l'arbre où, quelques instants plus tôt, elle s'était assise. Quelques années plus tôt elle était à San Diego. Une ville magnifique, certes, mais qui lui avait fait vivre un cauchemar. Elle fit un signe de tête, comme si elle espérait ainsi pouvoir effacer ça de sa mémoire, ne plus y penser.

Elle se saisit de sa guitare, et commença à marcher jusqu'à un banc. Il n'y avait plus personne. Il devait être aux alentours d'une heure du matin, et le parc était presque entièrement vide. Elle posa sa guitare sur ses genoux et la contempla. Elle savait en jouer, rapidement. Mais ce n'était rien comparé à ce qu'elle faisait avec sa chère basse. La musique. Oui, c'est pour ça qu'elle vivait, à cet instant précis. Pour rien d'autre. Elle ne demandait qu'une chose, qu'on la laisse jouer.

Depuis combien de temps était-elle là, à jouer assise dans l'herbe? Elle même n'avait plus la notion du temps lorsqu'elle s'adonnait à la musique. Son corps et son âme, plus rien en elle avait la notion du temps, ni même la notion de la vie; Car la vie, c'était ça.

Alors qu'elle était toujours plongée dans ses pensées, des bruits de pas foulant le sol de graviers un peu plus loin attira son attention. Son cœur se mit à bondir. Une silhouette à quelques mètres d'elle se rapprochait. Non, elle n'avait pas peur. Elle n'en croyait juste pas ses yeux. Cette silhouette, ce corps, elle aurait pu le reconnaitre entre cent, mille. Ce grand brun, qui avait toujours eu la même démarche. Non, ça ne pouvait pas être lui. Alors que ses yeux continuait de fixer l'avancée du jeune homme, à l'intérieur d'elle, son cœur et sa raison se livrer une véritable bataille.

Son cœur la confortait dans son idée. C'était bien lui. Depuis trois ans il n'avait pas changé. Et sa raison la pousser à croire que ces traits qu'elle connaissait bien n'était que le fruit de son imagination. Pourtant, elle aurait pu céder, écouter et croire. Mais ces yeux ne se trompaient pas. Il était bien là, a New York. Son meilleur ami qu'elle n'avait pas vu depuis trois années. Trois années où elle ne l'avait pas oublié. Trois années où elle avait aussi pensait au pourquoi de son départ, qui avait aussi inévitablement entrainé le sien. La jeune blonde s'était maintenant levée, et continuée de fixer avec attention le jeune brun qui arrivait. Sa vue se brouillait. Elle n'en revenait pas. Eden.
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Eden Duarte de Solís

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MessageSujet: Re: Showing me the light | Eden   Dim 2 Nov - 13:21

    Une soirée qui n'en finissait pas, encore une, parmi tant d'autres. « Disponibilité horaire », disait l'une des trois principales clauses de son contrat. Je lâchai un soupir et rebaissa la tête vers le poisson que je venais de décapiter.

    Il était près de minuit. Quel énergumène pouvait avaler du poisson à minuit ?! Mon regard se glissa par l'ouverture de la porte, poussée par le garçon de table qui apportait une bouteille de vin dans la salle, l'air tout aussi enthousiasmé de jouer les prolongations que moi. Cinq hommes et une femme -étrangement jeune, comparée aux quinquagénaires qui l'entouraient- étaient installés autour de la table, la seule table encore éclairée du restaurant.
    L'un des hommes, parfaite caricature du gros gaillard bien lourd & vulgaire, éclata d'un rire tonitruant. Apparemment, il s'agissait également du client assez allumé pour commander un tel plat à cette heure-ci. Nouveau soupir, la porte se referma, lentement.
    Je laissai mon regard vagabonder dans la cuisine, un instant, puis je rebaissai la tête et tentai de se concentrer sur ce que je faisais de mes doigts, enfoncés dans les entrailles du vertébré.

    Minuit trente. Le serveur posa l'assiette sur son plateau, me jeta un regard indifférent avant de tourner les talons et de se diriger machinalement vers la salle. Je le suivis du regard, me demandant seulement s'il était encore conscient, ou s'il avait atteint un stade de zombisme.
    Minuit trente-deux. Le serveur revint. Avec l'assiette, intacte. Je le dévisageai.
    Minuit et trente-trois minutes, je venais de perdre mon droit d'accès au paradis, après un juron qui choqua ceux qui parlent espagnol & surprit par sa brusquerie les autres. Un « Madre mia » fut même murmuré; certains semblaient à la limite du signe de Croix.

    Prise de pitié -ou de peur ?-, la cheffe de brigade, justement espagnole d'origine, me dispensa des corvées de 'fin de soirée'. Avec une petite mime embarrassée, je lui adressai un sourire de remerciement et filai vers les vestiaires, peu désireux de rester encore plus longtemps dans cette pièce, où tous les regards étaient braqués sur moi.

    Une dizaine de minute plus tard, je sortais du restaurant, les mains dans les poches de mon blouson , écouteurs dans les oreilles. Je passai sans broncher devant le client, sorti dans la rue en compagnie de la... péripatéticienne, sûrement pour tenter d'adoucir sa fierté de mâle impuissant en la pelotant à côté des poubelles de la pizzéria voisines. Même si ma conscience (oui, ma conscience en personne) me hurlait d'aller lui coller un poing dans la figure, je savais qu'en plus d'être un gros malhonnête dégoutant par sa vulgarité et son humour à deux balles, il était riche jusqu'à la moelle et qu'il était ma «principale source de revenus», et, par conséquent, l'homme qui me permettait d'élever ma fille du mieux que je le pouvais. Alors, je passai devant eux, impassible, les yeux rivés au sol.
    Crétin de riche.

    Madison.. Je songeai vaguement à aller la chercher, mais je me ravisai. L'envie ne manquait pas, mais je ne tenais pas vraiment à me faire arracher les yeux ce soir, en réveillant la nourrice à un heure du matin. Tant pis, j'irais la chercher plus tard, lorsqu'il fera jour. Évidemment, j'allais se ramasser une beuglée de la part de la nourrice, une canadienne d'une soixantaine d'années sympathique, qui me réclamerait une journée de congé en dédommagement, et une autre de la part de ma fille, à qui j'avais promis de venir la rechercher sitôt sorti du boulot, mais je savais qu'avec elle, le dédommagement serait bien moins ennuyant ou contraignant.

    Bientôt, j'arrivai à l'entrée du Washington Square Park. J'avais le choix, le traverser ou prendre une autre ruelle, qui me mènerait également chez moi. J'optai pour la première option. J'aimais bien ce parc, enfin, la nuit tombée, surtout. Il est toujours désert, toujours éclairé par des lampadaires qui donnaient une allure un peu déconnectée du monde new-yorkais à cet endroit. Bref, je m'aventurai sur le chemin de gravier, l'air un peu moins crispé.
    Je fis quelques pas encore, tête basse, puis, mes prunelles de teinte opale furent attirées par un mouvement, un peu plus loin. Je relevai la tête et remarquai quelqu'un, installé sur un banc bordant l'allée. Je continuai d'avancer, bien qu'intrigué de trouver quelqu'un ici, à une heure pareille. D'autant plus qu'il s'agissait d'une femme, à en juger par la longue chevelure blonde, aux reflets dorés sous les rayons du lampadaires. Dorés... Je ralentis légèrement, puis de plus en plus, avant de m'arrêter, à quelques mètres à peine du banc. Je dévisageais sans la moindre discrétion cette personne. Cette jeune femme aux traits si familiers pour moi, si chers à mon coeur, si absents de ma vie. Je restai silencieux quelques secondes, qui me semblèrent interminables. Puis, je me sentis tout à coup d'une imbécilité monstre, planté là, la bouche bêtement entreouverte, à à fixer la jeune femme avec de grands yeux ronds. Je me sentis subitement obligée à bouger, à faire quelque chose, peu importe quoi. Alors, d'une voix légèrement étranglé par la surprise et probablement un peu par la fatigue, je prononçai, dans un souffle, la première chose qui me passa par la tête. Ce prénom, qui lui semblait à cet instant si lointain & improbable.


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